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Tous "psys", mais lequel choisir ?
psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute

Le psychiatre

C

C’est un médecin qui a effectué six années en Faculté de médecine (comme tous ses futurs confrères), puis quatre années de spécialisation en psychiatrie. Il est donc formé à l’évaluation, au diagnostic et aux soins à administrer aux personnes souffrants de troubles psychiques plus ou moins graves (dépression, schizophrénie, paranoïa…).

En tant que médecins, à partir de leur diagnostic, les psychiatres peuvent prescrire des médicaments, des examens et des soins. Bien entendu, comme pour tout médecin, leurs consultations sont remboursées par la sécurité sociale.

Ils peuvent recommander une prise en charge psychologique (psychothérapie) et en mener également. Ils peuvent aussi proposer une hospitalisation dans les cas les plus préoccupants. Toutefois, les psychiatres ne prennent pas forcément de patients en psychothérapie. Ils peuvent en revanche les adresser à d’autres confrères ou à des collègues (psychologues, psychanalystes…).

Le psychiatre est inscrit au Conseil de l’Ordre des Médecins et se doit de respecter le Code de déontologie médicale.

Le psychiatre peut travailler en libéral (cabinet privé), ou être salarié d’un hôpital ou d’une association.

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Le psychologue

D

Depuis 1985, ce titre professionnel est défini légalement (1) par la possession obligatoire d’un diplôme d’état universitaire de troisième cycle en psychologie, obtenu après cinq années d’études théoriques et pratiques (Master 2 professionnel, anciennement DESS). Il est régi par le Code de déontologie des psychologues.

Le psychologue assure le soutien psychologique des personnes en souffrance psychique. Il est habilité à faire passer des tests de personnalité ou de niveau intellectuel, il assure des entretiens psychothérapiques pour les adultes, les adolescents et les enfants. Il peut également, en fonction de sa formation, avoir des compétences en thérapie de groupe, thérapie familiale, thérapie comportementale ou psychanalytique.

Le psychologue étudie les comportements humains en s’intéressant à leurs mécanismes psychiques. Il s’intéresse tout particulièrement à la construction de la personnalité, au développement affectif et à l’influence du milieu familial et social. Il réalise des bilans psychologiques, reçoit les patients en entretien individuel, aide au diagnostic et pose des indications thérapeutiques.

Un psychologue peut s’être spécialisé et intervenir plutôt auprès de certaines populations (personnes âgées, enfants…), dans certains services hospitaliers (soins palliatifs, psychiatrie…), ou encore travailler en entreprise (formation, ressources humaines…).

Par exemple, le psychologue clinicien exerce à l’hôpital et/ou dans diverses institutions et associations du secteur social. Il peut aussi intervenir dans d’autres domaines, comme la justice, la petite enfance, l’enseignement... David Grulois, qui officie sur ce site, est psychologue clinicien !

En cabinet privé, il reçoit des patients, propose un soutien ponctuel ou une psychothérapie en lien avec la formation théorique et pratique qu’il a reçue. N’étant pas médecin, il ne prescrit pas de médicaments. Parfois, il peut y avoir prise en charge complémentaire avec un médecin psychiatre ou un médecin généraliste. Schématiquement, le psychologue assure la prise en charge psychothérapique et le médecin le suivi somatique (avec éventuelle prescription médicamenteuse).

Le tarif des séances est généralement discuté et convenu d’un commun accord entre le professionnel et le patient. Elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Certaines mutuelles proposent toutefois une participation financière.

(Loi 85 - 772 du 25 juillet 1985 (art. 44) et décret 90 - 255 du 22 mars 1990).

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Le psychanalyste

A

À ce jour, le titre de psychanalyste n’a pas de reconnaissance légale : la profession de psychanalyste n’est ni réglementée ni reconnue !
Si la majorité des psychanalystes est psychiatre ou psychologue, il est possible de s’installer comme psychanalyste sans aucune formation - d’où le risque d’avoir parfois affaire à une personne incompétente, voire - il faut bien le reconnaître - à un charlatan.

Outre ses connaissances théoriques, un psychanalyste fiable et sérieux a fait une psychanalyse personnelle (dite didactique), avec un praticien expérimenté, puis a été lui-même supervisé par un confrère lors du suivi de ses premiers patients (ou analysants). Il fait partie d’une école (il en existe plusieurs, liées à tel auteur ou courant théorique), se forme auprès de ses pairs, suit des séminaires…

Le psychanalyste exerce le plus souvent en libéral, mais il peut intervenir en institutions (hôpital ou association) également.
Concernant les tarifs de ses consultations, ils dépendent de son statut. S’il est psychiatre, une partie peut être remboursée par la sécurité sociale (le médecin et psychanalyste remplit une feuille de soins). S’il est psychologue ou uniquement psychanalyste, le tarif de la consultation est convenu avec le patient ; l’entretien n’est bien entendu pas remboursé.

psychologie

Le psychothérapeute

L

La loi du 9 août 2004 (1) stipule l’obligation d’être inscrit au registre national des psychothérapeutes pour en avoir le titre. Cette inscription sur la liste est de droit pour tous les médecins, tous les psychologues et certains psychanalystes (ceux répertoriés par des Associations reconnues).

La psychothérapie regroupe un grand nombre de pratiques diverses. Il existe ainsi divers instituts privés au sein desquels il est possible de se former, mais il n’existe pas de diplôme universitaire de psychothérapeute. Là aussi, il est donc possible de se retrouver face à un praticien bien formé et sérieux, mais aussi face à une personne qui se revendique psychothérapeute sans véritable formation.

Le psychothérapeute exerce en libéral ; les honoraires des séances sont fixées avec chaque patient et ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale.

On comprend bien ici la difficulté pour quelqu’un qui souhaiterait consulter : comment être sûr, (quand le psychothérapeute n’est ni psychologue, ni médecin) qu’il est compétent et reconnu, si on ne connaît pas sa formation ou le centre dans lequel il a été formé (voire même s’il a été formé) ? Aucun diplôme universitaire ne le garantit. Prudence donc…

 

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E

En résumé, les psychologues et les psychiatres ont obligatoirement suivi une formation théorico-clinique solide, reconnue et assurée par un Diplôme d’État. Leur formation leur permet d’être psychothérapeute de droit. Même si la qualité du contact, tout simplement humain, entre le patient et le praticien n’est pas assurée pour autant, ces éléments représentent une garantie en terme de compétences.

Pour les psychanalystes ou les psychothérapeutes - ni psychologues, ni médecins - c’est au patient de se renseigner et d’obtenir ces garanties, puisque ces professions ne sont pas réglementées. Si pour les psychanalystes il existe des écoles identifiées auprès desquelles on peut obtenir des renseignements, la profusion d’instituts et d’école de psychothérapeutes accentue la difficulté et nécessite donc la plus grande réserve.
Quiconque peut s’autoproclamer psychanalyste ou psychothérapeute ! Mais pas psychologue ou psychiatre !

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1-« L'usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes […] L'inscription sur la liste visée à l'alinéa précédent est de droit pour les titulaires d'un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations. »